lundi 13 février 2017

L'acceptation de tous les corps ou l'intelligente tolérance

On nous bassine depuis quelques paires d'années avec des luttes en tous genres contre des racismes en tous genres. Le racisme anti-noirs, anti-beurs, anti-blancs, anti-femmes. Vu qu'on a vite fait le tour, on a innové un peu, on en a créé d'autres : le racisme anti-blondes, anti-roux, anti-chti...
Une fois la totalité du genre humain évoquée, on s'est assis et on s'est dit "Bon, là c'est réglé, faut plus qu'on traite ni les noirs ni les chtis, ni les roux. Voilà. On est bien là."

Mais le naturel de l'homme revient au galop.

jeudi 26 janvier 2017

Pourquoi j'ai honte d'être mère (parfois)

HONTE quoi.

J'ai honte d'être assimilée à ces femelles couveuses qui ne parlent et ne vivent que via "leurs trésors, leurs souffles de vie, leurs perles, leur oxygène, _________ " (Rajoutez un synonyme de votre choix.)

J'ai toujours l'impression (et à force il m'a bien fallut admettre que ce n'était pas qu'une impression...) que j'ai 3 trains de retard. Quelques exemples sont là pour vous indiquer les situations gênantes dans lesquelles on peut se trouver quand on est une mère plutôt pas comme les autres.


Situation de honte n° 1 : T'es en soirée avec tes potes, tu bois, tu ris, et là ta copine-maman-reloue te regarde avec ses yeux soit-disant compréhensifs et lance, en t'incluant dans la phrase "Ils nous manquent nos p'tits bouts quand même hein ?" Euh... Pardon ? Elle est bourrée c'est ça ?
MAIS PUTAIN NON ! Laisse moi ! Parle pour toi ! Moi j'suis bien là, merde !
Pourquoi il faut que tu m'inclues dans ta vie de merde ? Et voilà, super, tout le monde me regarde d'un air condescendant compatissant maintenant et je vais être obligée de faire semblant d'être songeuse pour pas passer pour la mère fouettard. Pas merci.

Situation de honte n° 2 : A la terrasse d'un pub le soir avec les copines. Ta copine-maman-reloue se lève de table, il est 22h30, et dit à l'assemblée : "Désolée je dois y allée, Noé se lève tôt demain, j'ai des obligations, hihi ! Bonne soirée, bisou !". Tous les regards se tournent vers toi l'air de dire "Et toi, Alice elle se lève tôt aussi non ? Mère indigne." ... "Ouais mais moi je préfère me mettre la race et la laisser à ses grands-parents demain tu vois". Non, non Aude, ne dis rien.

Situation de honte n°3 : T'as passé le week-end à t'ivrogner et à te faire des soins des pieds pendant que ta poulette a regardé 6 fois d'affiler "Les Aristochats" : un bon week-end quoi. Quand "Béa" arrive et te montre les photos de sa reproduction du Louvre en pâte-à-sel, réalisée avec ses 4 "merveilles" dimanche après-midi. Tu sais, ce même dimanche où toi tu suppliais ton unique gosse de LA FERMEEEER MAMAN DÉCUUUVE MEEERDE !!! Voilà, ce dimanche là...

Situation de honte n°4 : Sur les frigos des parents biens, y'a TOUS les dessins de Prodige-né depuis qu'il est venu au monde. Moi, j'en ai jeté 9 sur 10... Non mais c'était moche, j'vous jure.

Situation de honte n°5 : 17h. Tous les parents arrivent à l'école pour récupérer leurs enfants, comme des robots fourmis, ils se dirigent là où se trouve leur gamin. On est en janvier, et je sais toujours pas où est sa classe...

Situation de honte n°6"Tu sais les gosses, faut les laisser s'exprimer, ça les épanoui. Tu vois là par exemple, Killian hurle mais c'est pour extérioriser son mal-être intérieur profond. C'est son auto-psychothérapie tu vois ?" Putain la mienne elle a même pas le droit de hausser le ton seulement. "Ah mais si si, tu DOIS la laisser faire. Comme pour les objets tu vois, même s'ils cassent, c'est pas grave, c'est l'apprentissage". T'as raison ouais, pose un doigt sur la télécommande j'te dévisse la tête. "Mais la fessée est interd..." PAN PAN !

Situation de honte n°7 : "KEEEUUUUWWWAAA ???? T'as jamais amené ta fille au manège alors qu'elle va avoir 3 ans ???!!! Mais LA PAAAUVRE !! C'est trop porrible, c'est trop pignoble !" Ah. Ok, pardon, vraiment, je savais pas que c'était vital et que ça rendait les gosses vachement plus heureux et intelligents. De toute évidence ça a pas l'air de fonctionner avec les tiens en tous cas. Allez bisou, je dois y aller j'ai rien à faire !

Situation de honte n°8 : - "Ouais Aude c'est Nath', ça te dit qu'on aille au parc amener les gosses cet aprèm ? Tu sais, ils jouent ensemble et comme ça nous on est deux aussi, on se fait moins chier !" 
- Ok, je prends un pack de bière ? Il fait beau, on pourra...
- Non mais Aude, pas avec les enfants, quand même allons...
- Ah. Bon beh du coup j'te laisse Alice s'tu veux ?
Biiiip... Biiiip... Biiiiip..."  Nota bene : Penser à supprimer Nath' du répertoire.


La moitié des lecteurs de cet article vont se vexer car ils vont se reconnaître, l'autre moitié va appelé la DDASS. Mais je voulais quand même vous dire que malgré tout ce que je fais (apparemment..) SUBIR à ma fille, elle est calme, gentille, câline, elle ne touche à rien, même chez les autres, elle sait qu'elle n'a pas le droit. C'est une sale gosse comme les autres, elle a son caractère (de merde), mais on essaie de faire en sorte de pas être évités par la totalité de notre entourage pour cause de mouflet relou.

Dans tous les cas et une bonne fois pour toute : que chacun se mêle de son trou de balle, (nous et) nos enfants ne s'en porteront que mieux.

Bisou !

samedi 21 janvier 2017

Bilan 2016 : coaching, perte de poids et cheminement vers le "moi en mieux"

Non j'te rassure de suite, j'ai pas viré "healthy-fit-mes-couilles-en-shorty". Je suis bien trop débauchée pour ça.
Mais on est toujours en janvier, j'ai LE DROIT de faire un article-bilan.

Plutôt que de faire un billet sur les bonnes résolutions à venir, j'ai préféré en faire un sur celles que je n'ai pas tenu en 2016.

Après un début d'année chaotique, j'ai finalement réussi à bien redresser la barre : je me suis faite aidée. (voir ici). Le coaching en ligne m'a été très bénéfique : certes j'ai perdu du poids (presque -5 kg) depuis mi-octobre, mais j'ai aussi changé ma façon de voir les choses, je suis plus détachée du négatif tout en étant plus attentive aux émotions et aux autres. Bon, j'suis tellement écorchée dans le fond que c'est une vraie psychothérapie qu'il me faudrait, mais le coaching m'a déjà rendue meilleure. C'est toujours ça de pris.

video

C'était pas du tout prévu la perte de poids. J'veux dire, 2016 a été je crois la seule année où je ne me suis pas dis "Allez, cette fois, je perds 10 kg !" ou "J'arrête de fumer". Non, cette année j'avais décidé de rien arrêter du tout, que tout resterait exactement comme ça et que c'était très bien. Puis finalement... Je suis donc vraiment ravie de commencer 2017 avec 5kg de moins que l'an dernier. Tu le sais, je suis pas une obsédée du physique, mais rentrer sans forcer dans son jean, être moins essoufflée en montant 8 étages, avoir moins mal aux reins pour cause de bide à Carlos... c'est plaisant.

En revanche, j'ai pas du tout ralenti sur le café, l'alcool et la clope. J'te jure j'ai essayé ! Mais si j'arrête la fête, faut aussi que j'arrête de fréquenter les gens qui la font, et ça veut dire que je vais devoir me taper les gens pas marrants dont les hobbies tournent autour du sport, des après-midi crêpes et des conversations chiantes comme un jour sans vin.
Au diable le vieillissement précoce, moi j'veux qu'on s'la fende !

J'ai décidé également, durant ces 3 mois de coaching, que je serais désormais plus présente sur le blog, plus active, plus réfléchie : raté. J'y arrive pas. Des fois j'me dis "tiens, je pourrais faire un article sur ça" puis je redescends aussitôt "Ouais mais non, tout le monde s'en bat la race de ça." Pourquoi ? Parce-que JE m'en bat la race et que je vois pas vraiment l'intérêt de lire un article sur tel ou tel objet aussi insignifiant. Pourtant, j'en lis tout le temps moi ! Mais "elles", elles prennent de belles photos, elles écrivent bien, ça donne envie... Moi, j'y mets pas le cœur, alors je préfère mettre mon manteau et aller boire un coup avec les copines. Indécrottable.

Ceci dit, je me rattrape un peu sur Instagram et Snapchat (Callipyche), où j'essaie de partager avec plus ou moins de constance des photos et, depuis peu, des vidéos. J'y prends goût, j'ai moins d'appréhensions, moins honte de ma gueule.

Concernant les envies et les projets, je dois en avoir environ 376. Acheter une maison, me marier, faire un deuxième bébé, gagner au Loto, perdre encore du poids, faire des swaps encore et encore, sortir moins, mais sortir +, lire, écrire beaucoup, trouver des idées, rencontrer Laura, faire un footing (le premier de ma vie...), fumer moins, boire moins, rencontrer des gens sympas...

Je vais probablement en tenir deux sur 376, mais y'a un connard qui a dit que c'est l'intention qui comptait.

♥ BONNE ANNÉE LES P'TITS FIONS ! ♥

jeudi 15 décembre 2016

SlutShaming : pas seulement sur Internet.

Petite définition pour ceux qui l'ignorent : "Le Slut-shaming est un concept traduisible en français par «intimidation des salopes» ou «couvrir de honte les salopes». Vaste programme.
Source : "www.rebellemma.com"
Je suis tombée il y a quelques jours sur cet article, du blog "Belle et Sportive" qui m'a un peu fendu le cœur en 8. En le lisant, j'ai ressenti sa peur, sa souffrance : celle de l'impuissance face au harcèlement.
Puis j'ai repensé à ce week-end, et à plusieurs des épisodes qui nous sont arrivés.
Je t'explique.

Tout d'abord, samedi soir, alors que mon amie et moi-même étions joyeusement éméchée au comptoir d'un bar, une jeune femme toute aussi joyeusement éméchée se joint à nous. Mignonne, rigolote, on parle un peu de tout, un peu de rien et beaucoup de cul. Là, avec sa moue enfantine, elle a dit une phrase qui raisonne encore dans ma tête comme le glas : "Les gens ici me détestent parce-que j'aime la bite". On en a beaucoup ri, on les a envoyé à distance se faire enculer et on a levé nos verres en trinquant à la femme libre. Ce soir là je me suis dis qu'on était finalement pas si seules que ça. Que derrière chaque femme éméchée se cache un être sensible, et que toutes les femmes ne se détestent pas entre elles. Alléluia.
Je me suis endormie le cœur léger, pleine de foi en la race humaine.

Le lendemain, encore imbibée de la veille, nous décidons de nous rendre au marché de Noël. Un temps superbe, pas de travail, les enfants chez les grands-parents, un fou rire toutes les 2 min.30 : la vie a bon goût et on profite. Nous dégustons évidemment le vin chaud à la cannelle, la bière ambrée de Noël, et continuons notre chemin au rythme des musiques de Noël à la recherche de quoi festoyer, toutes chicos dehors, croquant la vie, l'air frais et le soleil à pleine denture quand TOUT A COUP, l'écho d'une voix rance retenti à travers la lecture du menu : "R'garde moi-les les deux, elles ont l'air de deux putes". Charmant.
Après avoir pris un fou rire monumental en guise "d'on-s'en-bat-la-race-de-ton-avis-d'aigrie", j'ai repensé à la mignonne-rigolote de la veille : elle avait raison.

Le surlendemain, cuvant dans mon jus, je navigue un œil fermé sur Instagram. Je tombe sur la photo d'une participante de télé-réalité dont je tairai le nom. La photo est "normale" : ni sexy, ni porno.
La fille se fait littéralement LYNCHER. Les filles, les garçons, tout le monde s'y met (je vous épargne les fautes) :  "Grosse pute, si j'te croise dans la rue j'te saigne comme une truie" "Putain toi t'as pris tellement de bites dans le cul que tu vas porter des couches à 30 ans !" "Crève salope" "Tes enfants seront tous mongoliens sale pute" Je m'arrête là parce-que je vais dégueuler.
Des propos d'une violence ! Je me demande comment cette pauvre fille, qui n'a probablement pas inventé la poudre (mais toi et moi non plus ceci dit...) peut tenir le choc face à un tel ramassis de haine dégueulasse et gratuite. J'me dis qu'elle fait certainement comme nous : elle a pas leur time, tout simplement. (KikOo Mona ! ♥)

Je ne ferais pas un discours sur le "...-shaming", mais creusons un peu.
Évidemment, Mathilde du blog Belle et Sportive est tombée sur un tracassé, mais le résultat est le même. Pour notre cas, ça va beaucoup plus loin que le fait d'aimer la teub. Ça, il parait que c'est de la jalousie, comme quoi la meuf qui te pourri au plus haut point a juste envie de se faire déglinguer le rectum. J'y crois un peu, mais c'est encore plus profond (si je puis m'exprimer ainsi) que ça. Une très bonne amie (ni salope, ni pute, ni autre guilleret qualificatif) en a fait les frais, et les personnes concernées se sont avérées être de toutes petites et minables personnes mal dans leur peau. Étrange.
J'veux dire, moi aussi je ne suis pas vraiment à l'aise avec moi-même tu vois, je manque de confiance en moi, je bois beaucoup pour essayer de me convaincre que j'ai de l'humour, que j'suis extravertie... mais de là à n'avoir ne serait-ce que l'IDÉE de pourrir quelqu'un par rapport à son physique, de faire en sorte qu'il l'entende et qu'il ait mal... putain sans déconner les gars faut être PUTAIN de seul !

En 3 jours, j'ai trouvé la foi et l'ai perdu deux fois.
J’essaierai, au détour d'un comptoir, de trouver d'autres mignonnes-rigolotes qui me feront sourire ou espérer, d'ici là, essayez, avec tout les efforts que cela peut demander, d'être bienveillants, heureux, gentils.

Essayez.
Putain de merde.

jeudi 8 décembre 2016

Je suis la pire mère du monde.

C'est vrai quoi,

  • Toutes ces femmes qui n'hésite pas à mettre leur cuisine en mode Beyrouth pour faire des crêpes avec l'enfant alors que j'ai même pas envie que la mienne sorte ses crayons de couleurs... (elle les jette + qu'elle ne dessine) <- JustificaFion.
  • Ces papas qui peuvent passer leur journée à jouer avec leur gosse alors que je lui apprends depuis ses 2 mois à me lâcher la grappe.


lundi 28 novembre 2016

mercredi 23 novembre 2016

Perte de poids : coup de boost avec HERBALIFE

Les 2 premiers kilos sont partis aussi vite qu'ils sont venus.

Puis plus rien. 

Oui, je sais, ça ne fait qu'un mois, je suis trop pressée... Oui.
Mais tant pis, il me faut un coup d'accélérateur pour ne pas voir ma motivation défaillir : je décide de m'engager avec l'adorable Justine, distributrice Herbalife.